Club d’Astronomie de Lyon Ampère

Mes premiers pas au CALA

lundi 23 septembre 2013 par Céline Petit

Voici un petit résumé de ma première année passée au sein du CALA accompagné de mes premières réalisations en tant qu’astronome amateur débutante.

Tout d’abord, replaçons le contexte : Comment suis-je arrivée au CALA ?
Toute petite j’étais déjà fortement attirée par le ciel étoilé et il m’arrivais souvent d’emprunter la petite lunette astronomique de mon frère ainé. De là découla mon intérêt pour l’astronomie.
Mais seule subsista dans le temps la lecture de quelques revues averties.
À l’été 2012, j’ai décidé d’assouvir cette curiosité latente en achetant un télescope pour débutant (newton 114/900, monture équatoriale non motorisée). Dès mes premières observations, je me sentis perdue face à ce ciel infini et je ressentis
le besoin d’être guidée et conseillée pour mieux appréhender cette discipline qu’est l’astronomie.

Mon but premier : apprendre à observer ! Afin d’acquérir un maximum de techniques, j’ai choisi de m’inscrire aux cours pratiques. Ceux-ci furent excellents : ambiance bon enfant, des animateurs très « calés » et bigarrés. Et même si quelques
fois le temps ne fut pas très propice à l’observation, j’ai acquis tout de même quelques notions.
De plus, au CALA, point de découragement. Le club a un slogan : « il y a qu’une seule lettre de différence entre Astronomie et Gastronomie ! ». Je vous laisse deviner comment se terminèrent les soirées lorsque les cieux furent bouchés.
Pour apporter un peu de lumière sur ma compréhension de l’univers, je suivis aussi les cours théoriques qui m’ont embarquée dans les mondes homériques de Galilée, Tycho Brahé et autres grands hommes renommés, le tout conté par un professeur fin connaisseur.
J’eus l’occasion également de participer à un week-end à l’OHP où ce fut un régal de pouvoir observer la Voie Lactée. Mais après avoir jeté un oeil dans les instruments divers et variés des collègues présents (que d’émerveillements !) et non moins contente d’avoir baladé mon télescope dans sa boite funéraire (boite de fabrication maison en contre-plaqué pour le transporter, avec un design assez austère) ma constatation fut la suivante : ma boite serait idéale pour enterrer mon télescope complètement dépassé ! Mais au cours de ce camp, au détour d’une rencontre
captivante, une envie que je ne soupçonnais pas se révéla : un adhérent fit des acquisitions de la célèbre nébuleuse d’Orion avec du matériel plutôt basique et à la vue de ses premiers résultats photographiques, j’ai pris conscience que je pouvais aussi tenter de faire de l’imagerie sans posséder pour autant un matériel dément.
Mais tout de même, il fallait quelques ustensiles bien utiles ; alors lesquels choisir ? Pas évident de s’orienter vers tel ou tel instrument quand on débute et puis un détail qui vaut son importance : cela coûte un peu d’argent.

D’où l’avantage d’avoir intégré le CALA ! En effet, pouvoir utiliser les instruments du club et connaître des personnes susceptibles de vous permettre de faire de bonnes affaires en investissant dans du bon matériel d’occasion : c’est une excellente solution
 ! D’ailleurs, quelle ne fut pas ma chance quand apparut sur le marché un boitier Canon 40D baadérisé vendu en plus par une véritable sommité.
C’est ainsi qu’une fois le boitier acquis et un objectif plus tard, j’étais parée pour effectuer mes premiers clichés.
Au départ, il me manquait quand même un accessoire : un trépied. Sans, ce n’est pas le pied ! Qu’à cela ne tienne, devant une conjonction de la Lune et de Vénus, je n’ai pas pu résister. L’appel de mon appareil fut tel que me voilà partie, mon 40D posé sur le toit de ma twingo, et go !
Conjonction Lune-Vénus
Parmi les nombreuses activités proposées par le club, j’ai aussi eu l’occasion d’effectuer un atelier time-lapse. Une nuit où le temps n’était pas très clair, j’ai donc tenté de faire un timelapse de filés d’étoiles que vous retrouverez via ce lien sur la toile.

Comme tous débutants, j’ai connu quelques déboires et d’autres seront probablement à prévoir mais j’ai réussi par assembler le son et les images grâce à l’aide précieuse des adhérents : les rois du dépannage.
A la moindre question qui me trottait dans la tête, il m’a suffit a chaque fois d’envoyer un mail via calanet et j’eu systématiquement la réponse de quelqu’un pour me montrer le chemin. J’ai toujours été conseillée et épaulée dans mes manipulations,
c’est donc sans hésitation que je me suis lancée comme une fusée pour réaliser des photos du ciel profond.

Nébuleuse de l’Amérique du nord

Malgré des soucis de mise en station, c’est bien connu les femmes n’ont pas le sens de l’orientation, j’ai effectué mes acquisitions en utilisant l’Astrotrac juste fixé sur mon trépied en suivant pour une soirée la nébuleuse North América. Et dans la même lignée, j’ai fait un second cliché, la nébuleuse de l’aigle et la nébuleuse Oméga.

Nébuleuses gazeuses M16 et M17

Pour conclure, je n’aurai jamais imaginé lorsque j’ai adhéré au CALA réaliser tout cela. Certes, ce n’est pas extraordinaire en soit mais pour une personne lambda comme moi c’est un grand pas.
Je n’ai pas de bagage particulier dans la physique, l’optique ou dans d’autres domaines scientifiques mais juste la passion du monde qui m’entoure, la curiosité de découvrir les beautés qui regorgent dans notre galaxie et ses alentours et une réelle envie de les partager.


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