Club d’Astronomie de Lyon Ampère

Le chercheur électronique

samedi 4 mai 2013 par Olivier Garde

A quoi peut bien servir un tel chercheur ?

On découvre son utilité en spectro notamment lorsqu’il s’agit de repérer avec certitude la cible dont on souhaite réaliser un spectre. Contrairement à l’imagerie classique du ciel profond où l’on arrive à distinguer sa cible sur des poses unitaires : la forme d’une galaxie ou d’une nébuleuse par exemple, ce n’est pas le cas en spectro ou rien ne ressemble plus à une étoile qu’une autre étoile.
De plus il arrive fréquemment que sur le champ du capteur d’autoguidage qui visualise la fente du spectro, on ne voit que très peu d’étoiles du fait du champ très restreint du capteur. On a vite fait de confondre une cible avec une autre même en ayant un bon système GoTo et un bon modèle de pointage, surtout avec des cibles de faibles magnitudes.
Lorsque l’on pointe par exemple une étoile de magnitude 11, il se peut que dans le même champ, il y ait plusieurs candidates possibles : le chercheur électronique rentre alors en action pour déterminer avec certitude la bonne étoile en se repérant avec un grand nombre d’étoiles présente dans le champ.

Cette carte de champ de lAAVSO permet de voir la
correspondance entre le chercheur et une carte de champ.
La cible est VV Cep.

Pour disposer d’un chercheur électronique efficace, il faut déjà avoir une optique très ouverte et d’une focale permettant d’avoir sur le capteur CCD, une image de l’ordre d’un degré. On peut ainsi avoir suffisamment d’étoiles pour arriver à s’orienter facilement.
Après plusieurs essais avec des optiques photos comme un 135mm NIKON ouvert à 2.8, j’ai pu acheter lors des derniers RCE à Paris, un chercheur Lumicon de 80mm d’ouverture et de 300mm de longueur focale, ce qui donne un rapport f/d de 3.75 relativement lumineux. Ce chercheur à une sortie au coulant standard de 1,25 pouce (un oculaire classique).

Le chercheur est mont sur un C14.
On aperois au foyer du C14, un spectro
LISA quip de ses 2 CCD.

Au niveau CCD, j’ai utilisé une caméra Imaging Source DMK41. Elle est équipé d’un capteur Sony ICX205AL au format d’1/2 pouce. Le champ couvert ainsi par le chercheur et la CCD est de 66’ x 50’. Au niveau de la sensibilité et donc de la détection des étoiles, on arrive presque à magnitude 12 en 4s de pose. J
’aurai pu également utiliser une caméra Watec 120N qui permet d’intégrer du signal jusqu’à 30s de pose, mais cette caméra ne délivre qu’un signal PAL classique (que l’on peut bien sur visualiser sur un écran vidéo, mais qui nécessite l’utilisation d’un grabber pour numériser le signal sur un PC).
De plus, contrairement à la DMK, il faut rajouter un câble d’alimentation et disposer d’une source 12V pour cette caméra. Enfin, les WATEC travaillent en mode entrelacé un peu dépassé au niveau norme contrairement aux DMK qui sont en mode progressif.
Le back focus assez court de la DMK m’a permis de réaliser la focalisation sans modifier la longueur du coulant de 1,25’. La marge de manœuvre n’était pas bien grande et j’ai obtenu une bonne focalisation en retirant seulement d’un millimètre environ la caméra du porte oculaire. L’ensemble est fixé en parallèle du tube principal grâce à 2 anneaux fixés sur une queue d’aronde femelle.

Les séances d’acquisitions de spectres sont simplifiées par ce système et l’on gagne un temps précieux à pointer rapidement sa cible en s’aidant d’une carte de champ que l’on peut éditer depuis le programme Aladin par exemple ou sur le site de l’AAVSO (site Américains des observateurs d’étoiles variables).
Ce système est particulièrement efficace lorsqu’il s’agit de pointer une Novae qui vient d’apparaître dans le ciel, mais il pourrait être également utilisé sur des montures dont le pointage n’est pas précis.


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